Ce livre, on le croise beaucoup sur Instagram en ce moment. C’est pour cela que je l’ai vite ajouté à ma liste de livres à lire puis finalement, acheté. J’avais des attentes, donc. Beaucoup trop. C’est pour ça que ma déception fut grande.

C’est le début qui m’a déçue, beaucoup de longueurs… Je tournais chaque page, en me disant: “Quand est-ce que je trouve cette lecture extra et que je m’ennuie pas???”Bah, ce moment là est arrivé finalement mais un peu trop tard à mon goût.

Pourtant tout était là pour me plaire. L’auteur et les principaux protagonistes sont d’origine amérindienne. Le roman s’articule autour d’un voyage dans une forêt majestueuse de Colombie-Britannique, c’est une quête initiatique qui se passe dans le Canada des laissés pour compte. Tout ce que j’aime quoi, de la littérature coup de gueule, des personnages bruts, des flash-back, de belles descriptions naturalistes, de la culture native. Mais j’ai dû attendre la bonne moitié du récit, quand Franklin et Eldon Starlight, le fils et son père, se retrouvent autour du récit que fait le plus âgé de sa vie.

Car c’est ça le coeur du roman. Le père et le fils. Le plus jeune retrouve le père qu’il l’a délaissé toute sa vie. Le vieux est mourant, il meurt d’alcool et de misère. Il a un souhait, être enterré à un certain endroit, tourné éternellement vers l’ouest comme un guerrier indien. Pour son fils, il n’a rien d’un héros, ce père qui tient plus du cadavre que de l’être vivant. Mais il le conduit quand même, dans la forêt, vers la montagne. Et son père raconte, tel son chant de mort, sa vie, son amour, la guerre. Franklin écoute et soigne ce père qui l’a tant déçu. En gardant ses distances au début, mais avec des gestes de plus en plus assurés. Lui donnant les dernières gouttes d’alcool pour éviter un manque trop douloureux et la médecine qui apaise l’agonie inéluctable.

C’est le récit du père que j’ai beaucoup aimé. Quand il raconte la guerre de Corée, cette boucherie des tranchées trop méconnue, encore taboue. Où lorsqu’il annonce à Franklin qui était sa mère, beauté indienne trop vite disparue. Et puis Jimmy, ce héros qui lui a expliqué l’origine du nom Starlight. Des petits moments de magie qui font que je relirai Richard Wagamese. Notamment Jeu Blanc, dont le sujet m’attire beaucoup.

Lire des critiques de livres lus par beaucoup de gens, qui ont un avis très positif, c’est évidemment se heurter à une déception éventuelle de notre part. Car on ne peut vraiment savoir si on aimera ce que l’autre a lu. C’est comme lire des critiques négatives sur un bouquin d’un auteur que l’on vénère et ne plus vouloir acheter le dit livre. Qui est le critique pour dire ce que l’on doit lire ou pas? Le meilleur critique pour nous même, ça reste nous et puis c’est tout. Enfin je crois.

Publié par Hélène

Lectrice avant tout #mercredicestlejourdulivredesenfants #bookstagram

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